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Samedi se tiendra le Milan-San Remo, première grande classique cycliste de 2025. Cette année, après le départ depuis Pavie, le peloton devra affronter des ascensions iconiques comme la Cipressa et le Poggio, avec pour ligne d’arrivée la célèbre Via Roma, à San Remo. Milan-San Remo a très fortement changé ces dernières années, mais la bataille sur les dernières ascensions reste intense.

Le parcours

Le parcours fait en tout 289 kilomètres et les coureurs devront notamment franchir le « Passo del Turchino », suivi des légendaires « Tre Capi ». Puis, il y aura la Cipressa (5,6 km, 4,1 % en moyenne) et le Poggio (3,7 km, 3,7 %). Ces deux ascensions sont stratégiquement situées juste avant l’arrivée, où les coureurs livreront leur dernier combat vers la Via Roma.

© Vincent Kalut/Photo News

Tadej ou Mathieu ?

Tadej Pogacar (UAE Emirates) est le grand favori pour la victoire, bien qu’il n’ait jamais dépassé la troisième place. Le Slovène, qui gagne presque toutes les courses auxquelles il participe, souhaite ajouter « La Primavera » à son palmarès. Pogacar est passé maître dans l’art d’ouvrir la course sur la Cipressa et le Poggio, mais il lui reste difficile de s’échapper à l’écart de la concurrence. Son équipe tentera de rendre la course aussi difficile que possible pour les autres, Pogacar souhaitant porter le coup fatal sur le Poggio.

Mais pour cela, Tadej devra affronter l’autre grand favori : Mathieu van der Poel (Alpecin-Deceuninck). Le « demi-Belge » a remporté l’édition 2023 de manière impressionnante après une attaque explosive dans le Poggio. Cette année, il arrive en grande forme au départ, après avoir réalisé de bonnes performances dans les courses précédentes. Il a prouvé qu’il possède la puissance nécessaire pour gagner le final, mais reste à savoir s’il pourra à nouveau distancer tout le monde dans le Poggio.

© Vincent Kalut/Photo News

En marge de la bagarre entre les deux grands, celui qui pourrait tirer les marrons du feu, c’est le sprinteur belge Jasper Philipsen, coéquipier de Van der Poel chez Alpecin-Deceuninck. Philipsen pourrait tirer avantage du travail de Van der Poel et, en cas de sprint, ce sera l’homme à battre. La question est de savoir s’il survivra à la Cipressa et au Poggio. Mais les étoiles semblent s’aligner pour lui après ses bonnes performances dans les classiques de printemps précédentes. Et une chute et une mission dans une néanmoins très solide Nokere Koerse la semaine dernière ont-elles encore mis des bâtons dans les roues?

Catégories :
Cyclisme

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