Besnik Hasi n’a pas pu fournir l’effet surprise attendu pour son retour à la tête d’Anderlecht. En ouverture des Champions play-offs, ses hommes se sont inclinés – assez logiquement – sur la pelouse du Club de Bruges sur un score sans appel : 2-0. Face au champion en titre, les Bruxellois ont montré leurs limites, et ce malgré des choix pourtant audacieux de Besnik Hasi.
Pour son retour, Hasi avait en effet décidé de bousculer la hiérarchie établie en alignant notamment Majeed Ashimeru et Luis Angulo au détriment de Rits et Huerta. Il y avait donc une volonté claire de relancer l’équipe, en quête d’un second souffle. Mais cette approche n’a pas fonctionné et, rapidement, ce sont les Brugeois qui ont dicté le rythme. Et les occasions se sont multipliées pour les locaux : Tzolis et Jashari ont menacé à plusieurs reprises un Coosemans déjà très sollicité.
Le portier anderlechtois n’a finalement rien pu faire à la 35e minute, lorsque Tzolis a trouvé la faille avec une frappe croisée ultraprécise. Les Mauves sont rentrés aux vestiaires menés, et sans véritable occasion franche à leur actif. Mais ça aurait pu être pire dès la mi-temps. Anderlecht doit remercier la VAR qui a provoqué l’annulation d’un but en raison d’une faute sur Coosemans.

Des changements sans effets ?
Il est évident qu’Hasi a tenté de renverser la vapeur à la moitié du match. Il a opéré trois changements simultanés : Adryelson, Edozie et Huerta sont entrés pour tenter de revenir. Mais rien n’y a fait : le Club de Bruges est resté maître. Pire : à la 70e minute, une frappe de Vanaken mal négociée par Coosemans a permis à Vermant de doubler la mise. Bruges a même frôlé le 3-0 dix minutes plus tard, lorsque la frappe de De Cuyper est venue heurter la transversale.
Cela dit, ce résultat n’est pas une surprise non plus. Car cette entrée en matière pour Besnik Hasi illustre le chantier colossal auquel il est confronté. En manque total d’inspiration, Anderlecht n’a clairement jamais pu inverser la tendance. Alors que Bruges, Genk et l’Union saint-gilloise se disputent les sommets, les Mauves devront dès lors se battre pour une simple place européenne. La tâche de Besnik Hasi est énorme, car ce n’est pas simplement un jeu à réorganiser, mais une dynamique qu’il faut totalement reconstruire.