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Dimanche dernier, sous un ciel typiquement flandrien, la Danois Mads Pedersen a écrit une nouvelle page d’histoire du cyclisme en remportant pour la troisième fois la classique Gand-Wevelgem. À 29 ans, le coureur de l’équipe Lidl-Trek a dompté les pavés et le vent en signant un numéro en solitaire tout à fait exceptionnel : 55 km d’échappée entamés sur les pentes du redoutable Kemmelberg. Pedersen s’impose avec près d’une minute d’avance sur Tim Merlier qui a réglé le sprint du peloton. Jonathan Milan complèter le podium.

Le peloton s’était élancé d’Ypres pour une boucle de plus de 250 km, où le vent, les pavés et les ascensions courtes et brutales ont rapidement fait le tri dans les participants. La course a explosé dans les Moeren à plus de 150 km de l’arrivée et la sélection s’est poursuivie jusqu’au coup de force de Pedersen. Intouchable, il a résisté aux poursuites, creusant l’écart sur ses poursuivants et franchissant la ligne en solitaire, victorieux pour la deuxième année consécutive. Ce succès permet à Pedersen d’entrer dans le club très fermé des triples vainqueurs de Gand-Wevelgem, aux côtés de monstres sacrés comme Eddy Merckx et Tom Boonen. Il signe également sa quatrième victoire de la saison et confirme qu’il est l’un des coureurs les plus redoutables sur les classiques flandriennes.

© William Cannarella/Panoramic /Photo News

Quel avenir pour Arnaud De Lie ?

Mais derrière cet exploit retentissant, il y a une autre image qui a marqué la journée : celle d’un Arnaud De Lie à la peine et visiblement loin de son meilleur niveau alors que tout le monde l’attendait sur ce terrain. Dès les premiers tronçons de pavés, le champion de Belgique a été distancé, relégué dans un quatrième groupe impuissant face aux accélérations. Incapable de s’accrocher, il a finalement mis pied à terre à plus de 100 km de l’arrivée, un abandon qui en dit long sur son état de forme.

Son directeur sportif, Kurt Van de Wouwer, n’a pas masqué son inquiétude à l’arrivée : « Cela n’a aucun sens de continuer à l’aligner. Il est clair qu’il doit se recentrer et travailler. » Et il y a déjà des conséquences directes : Arnaud De Lie devrait renoncer au Tour des Flandres et à Paris-Roubaix, deux monuments qu’il espérait aborder comme un des leaders pour son équipe Lotto-Dstny. Déjà forfait pour Milan-Sanremo il y a une semaine, le Belge enchaîne donc les déconvenues, une période qui rappelle son absence l’an dernier liée à la maladie de Lyme.

Son absence aux prochaines grandes échéances va clairement laisser un vide dans le peloton. Et un goût amer pour ses supporters. Mais il n’y a rien à faire : De Lie doit lever le pied, retrouver des sensations, et repartir sur des bases plus saines. L’heure est à la reconstruction.

Catégories :
Cyclisme

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