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Parcours : une route semée d’embûches vers Wevelgem

Bien que le départ soit donné à Ypres, Gand-Wevelgem conserve son caractère de classique éprouvante. Les 100 premiers kilomètres semblent plats, mais les vastes plaines et le passage par De Moeren rendent le peloton vulnérable aux bordures. Ensuite, place à une phase intense avec les ascensions du Heuvelland, dont le Monteberg et surtout le redoutable Kemmelberg.

Le Kemmel sera franchi à trois reprises, avec une dernière montée par le redouté versant ouest (Ossuaire), où se joue souvent la sélection décisive. Il restera ensuite 34 kilomètres jusqu’à Wevelgem, où un groupe d’élite ou un peloton réduit pourra se disputer la victoire au sprint dans la Vanackerestraat.

Pogačar absent, les cartes rebattues

Tadej Pogačar devait initialement prendre le départ, mais le Slovène a finalement opté pour une préparation différente en vue du Tour des Flandres et de Paris-Roubaix. Son absence change la dynamique de la course, en l’absence de ses attaques tranchantes et de ses longues chevauchées en solitaire souvent mémorables.

Qui sont les favoris ?

Sans Pogačar, d’autres stars prennent le devant de la scène. Mathieu van der Poel n’a encore jamais inscrit cette classique à son palmarès, et il représenterait un sérieux prétendant s’il décidait de courir. Son explosivité et son tempérament offensif correspondent parfaitement au profil exigeant de la course. Toutefois, il semble avoir prévu une journée de repos, ce qui pourrait profiter à son coéquipier et autre leader d’Alpecin-Deceuninck, Jasper Philipsen.

© Vincent Kalut/Photo News

Un homme a coché cette course en rouge sur son calendrier : Mads Pedersen (Lidl-Trek), tenant du titre et grand favori. Le Danois est capable de survivre aux monts et possède un sprint redoutable après une course usante. Son coéquipier Jonathan Milan figure parmi les coureurs les plus rapides du peloton, mais il devra d’abord franchir les difficultés du Heuvelland.

Filippo Ganna (INEOS Grenadiers) possède un moteur impressionnant pour faire la différence, tandis que des sprinteurs comme Jasper Philipsen (Alpecin-Deceuninck), Olav Kooij (Visma | Lease a Bike) et Tim Merlier (Soudal Quick-Step) espèrent un sprint en comité réduit. Pour Merlier, Gand-Wevelgem est une course de rêve, et il pourrait sauver tout son printemps en y décrochant un succès prestigieux.

Avec ce plateau de stars et un parcours exigeant, Gand-Wevelgem s’annonce une nouvelle fois comme un affrontement entre les spécialistes des classiques et les sprinteurs capables de survivre aux monts. Qui aura encore assez de forces dans les jambes à Wevelgem ? Réponse dimanche vers 17h.

Catégories :
Cyclisme

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